Jeudi 22 octobre 2009
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Ce qui est bien avec Jean Sarkozy, c'est qu'il me met dans un état d'énervement tel qu'après avoir vu sa trombine de
fils à papa hier à la télé j'étais suffisamment remontée pour courir un marathon. Quoi de plus agaçant qu'un petit arrogant qui se prend pour un sage?
Son discours préfabriqué semblait un copié-collé des expressions de son père. Toutes les ficelles de la communication qui suscite l'empathie dans les chaumières étaient là pour sauver
son honneur. Oh Jean, si j'étais idiote je t'aurais presque cru: "mon engagement", "mon combat politique", "j'ai beaucoup écouté, j'ai beaucoup réfléchi",... J'aurais presque versé une larme:
« Si la question que vous me posez, c'est “est-ce que vous en avez parlé au Président ? ”, non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père ? Oui. ».
Malheureusement je ne suis pas stupide, cette interview sentait la langue de bois communication de crise à 300km. Pas besoin d'avoir le Bac pour
imaginer l'armée de professionnels derrière les mots, la paire de lunette et le costume sur-mesure. Jean, depuis le début tu es à côté de la plaque, n'écoute pas les vieux c*ns de l'UMP et
les rapaces de la communication. Etudie un peu et apprends à répondre vraiment aux questions.
Franchement si tu es assez intelligent pour te démarquer des magouilles qui caractérisent la politique de notre pays depuis trop longtemps, même moi je suis prête à voter pour toi.
Une fois surmontée mon envie de jeter ma télé par la fenêtre (et aussi parce que ce n'est pas ma télé), j'ai pédalé à toute vitesse jusqu'au Centre George Pompidou pour voir l'expo Soulages.
(Ah ah ah, ça tombe à pic).
Vox populi...