La poste de mon quartier, c’est un peu Groland (et pourtant le quartier lui-même c'est pas vraiment Groland!): 3-4
beaufs semblent jouer à papier-caillou-ciseau pour désigner le malheureux qui va devoir se lever pour aller chercher mon colis. J’ai pris l’habitude de m’y rendre quand je suis déjà énervée (j’en
profite alors pour me défouler) ou quand je suis super zen (combien de sucres ?).
Le plus délicat c’est quand il y a eu des dysfonctionnements depuis le départ du colis. Par exemple pour une raison inexpliquée, un colis envoyé à mon adresse habituelle par un expéditeur habituel
est arrivé dans un bureau de poste inhabitudel à l’autre bout de Paris sans qu’aucun avis de passage ne soit déposé.
J’ai du appeler le numéro général de la Poste (tout est désormais centralisé…) 4 FOIS pour leur faire comprendre qu’il fallait le livrer au bureau habituel. Au troisième appel on m’assure qu’il m’y
attend. Je m’y rends, pas de trace du colis, qui n’a pas bougé.
Je rappelle à nouveau N fois, au dernier appel, au bord de la crise de nerf, j’obtiens la quasi-certitude (humm...) que la réexpédition a bien eu lieu. Je me déplace donc au bureau de poste et
demande mon colis. Mme Duchemolle regarde dans son ordi et me répond qu’il n’est pas là. J’insiste : IL EST LA. J’insiste encore, elle accepte de trainer ses savates jusqu’au dépôt, ressort 2
minutes après : « rien ». Je m'impatiente mais insiste à nouveau. Elle appelle alors du renfort, c’est Kafka. Je négocie fermement pour qu’elle retourne faire un tour, elle
embarque sa collègue et oh! miracle, 5 minutes plus tard elle ressort avec mon colis : « j'comprends pas, y’a eu un problème dans l’système. Ah si, c’est mon collègue qu’a pas
flashé ».
Tu m’étonnes, là-bas, ça ne réfléchit pas à la vitesse de la lumière !
J'ai un doute sur le pluriel de tire-au-flanC... (han la faute!!! j'avais faim on va dire!)
Vox populi...