9 mois

Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 11:38

C'est fou comme un enfant bouleverse votre vie. Oui, je n'en reviens pas moi-même d'écrire ça: jusqu'à récemment, les bambins c'était pas vraiment mon truc. Et puis l'amour étant comme l'alcool, l'ivresse des sentiments vous conduit à faire des choses inconsidérées, un bébé par exemple. 9 mois d'incubation, quelques mois de nuits blanches, et les meilleurs moments. 

Ça commence par les sourires ("pardon maman, pardon papa, il est 3h du matin mais j'ai faim/soif/envie de vous voir/pas envie de dormir/ça me gratte/j'ai chaud/j'ai froid"), les galipettes pile-face, puis viennent les promenades à 4 pattes ("j'irai bien lécher ce câble là"), les efforts incommensurables pour se tenir debout, et enfin les premiers pas. 

Les premiers pas d'Aliénor ont définitivement sonné la fin de mes efforts pour tenter d'être objective à propos de ma fille. C'est la plus belle, la plus forte, la plus drôle, c'est ma fille et je l'aime à la folie. Le matin, à peine réveillée et le biberon ingurgité, elle ne tient plus en place. La voilà qui descend du lit ou tend les bras pour qu'on l'extirpe de sa chaise. Puis c'est parti pour une exploration de l'appartement comme si possiblement tout était nouveau. La voilà suçotant une chaussette sale, débouchant un tube de crème, attrapant son doudou, puis qui demande à revenir dans le lit. Et c'est reparti! 

Peu après les premiers pas est arrivé le premier, le vrai "maman". Mon coeur s'emballe à chaque fois que je l'entends. Maman, maman! Oh, ma chérie...

Le soir quand je rentre du travail, à peine ai-je tourné la clef dans la serrure que j'entends ce "maman, maman!" et ses cris de joie. La voilà, courant presque, tout sourires, que dis-je, riant aux éclats. Ses quenottes blanches étincellent et c'est dans mon coeur un feu d'artifice.

Oui, un enfant ça change la vie, ça devient la vie.
             

Publié dans : 9 mois
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 19:39

Ca fait longtemps que je n'avais pas écrit (de coup de gueule) sur ce blog. La faute aux hormones qui me plongeaient dans un état de béatitude? Mouais. Peu importe, depuis que je me promène avec une poussette, je constate régulièrement l'intelligence supérieure des conducteurs de bus et l'amabilité de mes concitoyens. On commence par mes amis les RATPistes.

 

Imaginez que juste avant l'arrêt de bus pousse un arbre, entouré de son mètre-carré de boue et déjections. Je fais signe au conducteur de bus pour qu'il s'arrête et remarque au passage que je tiens une poussette qu'il y a peu de chance que j'abandonne à son sort. Il faut donc qu'il vise le trottoir. Ca, la plupart des chauffeurs de bus y arrivent, ce qu'ils ne réussissent pas à faire c'est viser le trottoir ET éviter de positionner la porte arrière juste au niveau de l'arbre. Ouais, beaucoup plus difficile ça. Du coup je me retrouve régulièrement à me faufiler et à manoeuvrer entre l'arbre, les crottes de chiens et le bus pour monter à bord. Il arrive que malgré d'élégantes contorsions sous l'oeil des passagers occupés à ne rien faire, ça ne suffise pas. Je dois donc faire marche arrière: et re-contorsions, et que je t'évite la bouse de vache, et que je m'accroche à la poussette pour pas déraper sur les feuilles mortes mouillées, et que je rattrape mon sac. Direction la porte avant du bus.

- "Monsieur s'il vous plait, vous pourriez avancer un peu pour que je puisse monter?

- Oh pffff... j'ai pas qu'ça à faire moi!

- Merci, c'est gentil" (Espèce de c*nnard, va griller en enfer!)

 

Pour descendre aussi, ça peut être galère. Je le reconnais, ce n'est pas toujours la faute du conducteur s'il doit s'arrêter à un mètre du trottoir. Les gens se garent n'importe comment, ignorant le joli marquage au sol jaune délimitant la zone d'arrêt du bus. Là c'est sport, parce qu'une poussette de quasi 20kg, bébé compris, ça ne se porte pas comme ça. Bon c'est vrai, dans le bus les gens sont trèèèès occupés à ne rien faire, surtout le collègue RATP qui baratine son pote le chauffeur. Ils voient bien, dans le rétro, que je ne peux pas descendre toute seule, mais elle est tellement drôle cette blague de Toto. Bref, j'ai beau faire des signes et interpeller les deux simplets, il ne se passe rien. C'est finalement une autre maman, qui attend son bus avec une poussette, qui m'aide à descendre la mienne. Une belle solidarité en réponse à la bêtise des autres.

 

(J'imagine même pas la poussette en métro!!)

 

Publié dans : 9 mois
Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 17:38

 

Il y a dans le A de Aliénor un amour tellement immense qu'on ne peut l'imaginer. La voir grandir de jour en jour est une émotion sans cesse renouvellée. Ses sourires me remplissent d'une chaleur plus douce que le soleil d'un matin d'été, son babil résonne comme la plus mélodieuse des musiques.

main
Le matin quand elle s'éveille et plisse les yeux pour s'habituer à la lumière du jour, le monde entier est contenu dans son regard. Je m'enroule autour de son petit corps chaud et tout s'arrête. Je pourrais rester des heures à la contempler alors qu'elle s'agite, impatiente et curieuse. Petite fille tonique, qui à défaut de réussir à marcher rampe sur le lit! Je la prends dans mes bras, elle s'accroche à moi et enfouit son visage dans mon cou, je deviens alors une forteresse paisible et imprenable. Je la respire à mon tour et la couvre de baisers, je me remplis d'elle.


Petit animal sauvage qui explore fiévreusement ma poitrine pour apaiser sa faim... 
Quand je la nourris, c'est comme si à nouveau elle et moi ne formions plus qu'une seule personne. Elle soupire de satisfaction puis repue elle s'étire avant de s'endormir contre mon sein et je n'ose plus bouger devant une telle béatitude.

Si des larmes accompagnent l'heure où le crépuscule s'annonce, à chacune d'elle mon coeur se serre tandis que mes bras tentent de former le plus
réconfortant des berceaux. Enfin la tempête quitte son visage: la voilà à nouveau douceur.

Chaque jour, Aliénor, ma fille, tu m'offres le plus beau spectacle du monde et tu me remplis d'un bonheur indescriptible.
   

Publié dans : 9 mois
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 23:03

Ma vie a changé dans la nuit de mardi à mercredi dernier: je suis devenue Maman...

 

Aliénor est née le 14 juillet 2010, à 0h55, sous nos yeux ébahis. Une semaine déjà!

 

Sensation étrange que ce passage. Femme, femme enceinte, mère: rien ne sera plus comme avant. Il faut 9 mois pour (essayer de) s'y préparer, 9 mois qui au début passent si lentement. A peine annoncée la nouvelle de ma grossesse, j'aurais voulu que tout le monde voit que j'attendais un enfant, j'aurais voulu que mon ventre soit rond tout de suite. Il a fallu être patiente, attendre pour que le grand chamboulement soit évident. Puis les semaines ont filé...

 

Maintenant je suis de nouveau une, mais pas la même. Mon ventre est vide, les coups de pied que je ressentais si souvent me manquent et je ne suis plus l'objet de toutes les attentions. C'est au tour du Papa d'attirer les regards quand il promène sa fille contre lui.

 

Je regarde Aliénor et les souvenirs de notre vie d'avant m'envahissent: notre rencontre (au restaurant bien sûr!), quelques mois plus tard le premier rendez-vous, le premier matin et cette évidence dont j'avais peur, puis le déménagement rive gauche, la vie à deux...

 

Quand ce petit être dort contre lui je mesure combien l'amour m'a transformée.

 

Publié dans : 9 mois
Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire

Envie de...

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés