Autour du monde

Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 14:46

Grrrrrr... Maintenant que nous sommes rentrés en un seul morceau et avec la valise, je peux enfin écrire cet article que je n'osais pas rédiger par superstition…

Pour aller au Liban, C et moi avions acheté des billets Alitalia. C'est un peu de ma faute, j'avais un seuil psychologique de 1000€ qui éliminait Air France des choix possibles. Vendredi 15 aout vers 7h nous décollons donc pour Rome (dans un avion affrêté par Air France) où nous prendrons un Rome-Beyrouth.
Pendant nos quelques heures d'attente à
Fiumicino, je découvre la partie internationale de l'aéroport: veillotte, mal entretenue, peu de boutiques duty-free où flâner, espace restauration à l'opposé de la délicieuse gastronomie péninsulaire… Nous avons bien fait de traîner sous zone Schengen avant de nous y rendre puis de rejoindre le hall d'embarquement.
Celui-ci, mal climatisé et un peu sale, ressemble à un hangar et c'est mal assis que nous attendons de prendre un bus qui nous amène jusqu'à l'appareil. On est bien en Italie: le chauffeur conduit d'une main, téléphone portable dans l'autre, sans respecter les signalisations.
L'avion était déjà un peu en retard et cela s'accentue car il faut maintenant débarquer les bagages d'un passager no-show. Pffff, mais ça vous arrive, vous, d'enregistrer vos bagages et de ne pas prendre l'avion??
Bref, les valises sont déchargées, l'avion recule, se dirige vers la piste puis décolle enfin. L'avion n'est pas de première jeunesse, le ménage n'a pas été fait, les sièges sont sales et déglingués, il manque les consignes de sécurité dans la majorité des pochettes et, le pire, mon hublot tombe en morceaux (photo prise en vol)!
  
   
Je repense aux articles que j'ai lus la veille sur la
Repubblica
décrivant les déboires d'Alitalia et évoquant le blog d'un stewart qui dépeignait des conditions de travail difficiles et l'état pitoyable de l'intérieur des appareils. Conséquence prévisible: pour la première fois de ma vie j'ai peur en avion….
Le vol se passe heureusement très bien, le plateau-repas est même copieux et après un rebond nous arrivons à Beyrouth sous les applaudissement et avec une heure de retard. Sur le coup nous appréhendons un peu le retour: l'avion avec lequel nous sommes arrivés doit repartir vers Rome une heure après son heure normale d'arrivée, donc le moindre retard se reporte sur le vol de retour…

Et en effet, deux semaines plus tard, dimanche soir, le Rome-Beyrouth ayant 1h30 de retard, nous sommes partis avec plus d'1h30 de retard aussi. Le ménage avait bien sûr été effecturé à la va-vite, au mieux avaient-ils vidé les poubelles. D'ailleurs, je n'ai testé les sanitaires ni à l'aller ni au retour, qui étaient dans un état repoussant parait-il. Alors que nous sommes inquiets pour notre correspondance pour Paris, on nous assure que l'avion nous attendra. Il n'empêche que nous avons été surclassés pour sortir plus vite, du moins c'est ce que nous croyons. En "Business" le service est à peine mieux qu'en éco, les sièges plus larges mais tout aussi détériorés.
A l'arrivée à Rome le personnel navigant ne fait aucune annonce quant aux correspondances et nous attendons 10 bonnes minutes que 2 bus viennent nous chercher. C'est la pagaille, les bus se remplissent aléatoirement et une fois l'avion vide nous partons enfin. Pourquoi avons-nous été surclassés si au final nous devons attendre avec les autres? Peut-être pour que des familles voyagent ensemble. Nous contournons l'aéroport en bus, arrivons à un terminal où nous devons faire la queue pour un contrôle d'identité.
Devant la désorganisation je m'impatiente et me glisse entre les gens pour passer le contrôle en expliquant qu'un avion nous attend. De l'autre côté 3 agents tiennent des pancartes Paris, Sao Paolo, Bologne sans savoir combien de personnes ils doivent récupérer! Là encore ma patience a des limites, je retourne au contrôle et appelle les passagers en correspondance en leur ordonant de passer devant. Les agents Alitalia et les policiers acceptent sans broncher que je fasse un peu la GO. Je répèterai donc ce manège 2 fois encore, au final nous sommes une bonne vingtaine pour Paris, une dizaine pour Sao Paolo, autant pour Bologne. En réalité la moitié au moins des passagers ne s'arrêtait pas à Rome! Et comme ils allaient sur des vols Alitalia, les correspondances sont assurées. J'imagine l'humeur de ceux qui nous attendent à bord de notre avion alors qu'ils ne faisaient que Rome-Paris...
Le périple se poursuit dans la zone de transit où nous subissons un deuxième contrôle et où un groupe de personnes en provenance de Casablanca (Encore Alitalia, encore en retard) va lui aussi rejoindre le Rome-Paris.Tout ce petit monde se retrouve par miracle à bord de l'appareil en aussi mauvais état que les précédents. A bord le personnel n'en peut visiblement plus, le service est quasi inexistant, on s'asseoit comme on peut. Nous décollons et atterrissons avec plus d'une heure de retard sans un mot d'excuse.

Je maudis Alitalia tout en m'étonnant de voir notre valise sur le tapis roulant, intacte en plus. Après ces mésaventures, le retour dans la ville des Lumières parait une promenade.
Alitalia, plus jamais!


* La petite phrase de mon titre vient d'ici:
http://alitaliacheapairline.blogspot.com/
     

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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /Août /2008 18:38
           
Miam miam miam!

De gauche à droite et de haut en bas:
- seniouras nature
- des patisseries arabes (pate d'amande, pistache...)
- seniouras fourrés à la pistache de chez
El Baba
- du knefe de chez
Sea Sweet
- des bakhlawas El Baba
- des namouras de chez El Baba aussi


Et pour en savoir plus sur notre périple, cliquez
ici.
         
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 08:41
Le Liban est certes un petit pays, il n'empêche qu'on y trouve un très grand nombre de moyens de transport terrestre.


Le petit 4x4 militaire traverse aussi bien les villes que les champs mais il reste assez rare. Le Hummer est un grand classique qu'on utilise aussi bien pour faire son shopping, garantir son entrée dans les bars branchés ou bien comme ici pour aller à la plage (je n'en ai jamais vu autant qu'ici, meme à
Dubai).
Le blindé est encore réservé aux militaires, mais je lui prédis un grand avenir auprès des frimeurs du pays qui, peint en noir et chromé, le trouveront robuste, maniable, pratique pour les drive-in et se faire voir à l'entrée des boites.
L'autobus est peu utilisé, ici en voici un exemplaire syrien, tout clignotant, roulant portes et capot-moteur ouverts (une invitation à monter à bord?). Le quad fait fureur en montagne et parfois en ville comme sur la photo.
Enfin voici un Hummer des Nations Unies, d'un blanc presque virginal. Trop austère pour le pays, celui-là restera cantonné au Sud.

Je ne les ai pas pris en photo, mais il faut ajouter à cette liste: les voitures trentenaires voire plus non immatriculées (très à la mode dans la Bekaa), les tanks (les vrais, pas les Hummers), les lance-roquettes, les scooters désossés 3-4 places (casques en option), les vieux taxis plus ou moins collectifs, les camions-fous...

Tout ça est assorti de fantaisies dans l'art de conduire: utiliser les warnings à la place des phares, klaxonner de manière intempestive, doubler par la droite, coller la voiture précédente et lui faire des appels de phares, rouler en contresens sur l'autoroute, etc... Bref, l'Italie à coté c'était de la
blague.
        

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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 08:28
Eh oui, je suis bien au Liban!
Sur les photos précédentes on peut voir, de gauche à droite et de bas en haut:

- les dernières colonnes debout du temple de jupiter à Baalbeck. Les silhouettes que l'on apercoit à leurs pieds sont des adultes, les colonnes mesurent 27m de hauteur!
- un cèdre du Liban, il n'en reste plus beaucoup alors ils ont protégés dans des parcs nationaux
- un panneau indiquant des rues à Beyrouth, dont la rue Jacques Chirac...
- une femme qui fait le pain sur un sag, le four traditionnel
- une plage au sud de Beyrouth, Lazy B.
- une image du festival de Byblos où nous avons vu le Retour du Phenix
- du knefe de la patisserie
Hallab à Tripoli, un dessert libanais absolument délicieux
- un chalet à la montagne, à Faraya
- la facade du palais de Beiteddine, qui sert aujourd'hui de résidence d'été au président
            
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