Mercredi 28 janvier 2009
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08:03
Montée d'adrénaline hier à la photocopieuse de la poste. La personne devant moi reproduit la bible, je n'ai que 2 feuilles à
scanner, je suis pressée.
Je suis pressée, je suis pressée, je suis pressée.
Quelle vie absurde! Je m'en suis rendue compte et soudainement il a été infiniment plus facile d'attendre mon tour. Je regardais les pages être happées par le mécanisme, réapparaitre
tandis que la copie était éjectée de l'autre côté. Ces pages étaient les jours de ma vie, disparus si vite et dont il ne reste rien à part quelques souvenirs, pâles copies.
Presque 30 ans sur terre, mais pour quoi? Pour qui?
Vendredi 23 janvier 2009
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19:19
Ma gorge se serre, ma poitrine se creuse, une barre écrase mon diaphragme, mon corps est ankylosé, mon souflle coupé. Il
faudrait inspirer profondément mais j'étouffe. Autour de moi je souhaiterais que tout s'arrête le temps que je reprenne le dessus: plus de bruit, ni de mouvement ou de lumière. Le temps s'accélère,
ralenti, s'étire jusqu'à devenir réalité ou chimère ; pile tu pleures, face tu respires.
...
Respiration bloquée, mon regard s'alourdit et se pard. Fixer le plafond, penser à autre chose, essayer de de laisser entrer un souffle en moi. Mon imagination me joue des tours et l'évidence me
ratrappe. Non, ça ne va pas, non je n'arriverai pas à sourire. Juste envie de pleurer. Une douleur sourde et diffuse nait alors au creux de mes paumes et devient une sorte de démangeaison.
La première larme hésite avant que ne ploie le cil où elle s'était réfugiée. Tout bascule, des larmes inconsolables couvrent petit à petit mon visage. Si seulement le monde s'arrêtait
pour me laisser pleurer doucement. Qu'on me laisse... A ce moment-là, personne ne peut me toucher ou me parler, je suis une forteresse qui s'écroule et personne ne doit voir ça.
Rien n'existe. Si seulement.
Mercredi 21 janvier 2009
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00:18
Un nombre pyramidal hexagonal,
Le numéro atomique du zinc, un métal de transition,
Le nombre de lunes de la planète Saturne,
Le nombre d'années de mariage des noces de perle,
L'indicatif téléphonique international téléphonique en Grèce,
La durée de la Guerre de Trente Ans,
Le nombre de morceaux de l'album 30 des Beatles, généralement connu sous le nom l'album blanc,
Le nombre de voitures dans le jeu F-Zero X pour la Nintendo 64,
Le numéro du département français, le Gard,
La vitesse maximale autorisée dans les zones 30,
Le chef lieu de la région du Trentin Haut Adige,
Des Glorieuses...
Et ça peut être aussi:
Une pointure,
Une longueur de jeans,
Un numéro dans la rue,
Une température idéale,
Un prix,
Un millésime,
Un nombre d'étage,
... Ton âge! Bon anniversaire!
Lundi 12 janvier 2009
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17:01
Les touristes étrangers ont d'autres signes distinctifs que le fait de ne pas parler (ou
mal) la langue du pays qu'ils visitent. Certains adoptent le look touriste: jeans, basket, veste style K-way, sac rivé au corps, appareil photo en bandoulière, Guide du Routard pendu au bout
du bras. Il y a aussi le regard touriste un peu hébété voire intolérant pour certains. Pour en revenir à l'aspect linguistique, il y a ceux qui font l'effort d'articuler quelques mots et ceux qui
demandent tout de suite "dou iou spique ainegliche?".
Mais le plus révélateur ce sont les idées reçues sur le pays. La preuve en Italie.
Le touriste averti, celui qui a feuilleté son guide et qui possède un minimum d'ouverture d'esprit et de culture sait qu'en Italie la "carafe d'eau" (tap water) ça n'existe pas. Non que l'eau du
robinet ne soit pas potable, c'est juste que les italiens ne la trouve pas à leur goût (et qu'ils sont un peu parano). On trouve une infinité de marques d'eaux chez nos amis transalpins, la
moindre eau de source étant embouteillée et commercialisée. Plate, effervescente, pétillante ou gazeuse, tous les palais y trouvent leur compte.
Bref, voilà donc que mes voisins de table, un couple anglo-saxon du genre à ne faire aucun effort pour communiquer dans la langue locale, après avoir lu et relu la carte, commande de la "tap
water". Bonne réaction du serveur qui a fait comme si de rien n'était et a apporté d'office une bouteille d'eau plate. A 2€ le litre, on ne peut pas dire que ça soit volé en plus.
Mes voisins ne s'arrêtent pas là: ils demandent une assiette, de l'huile, du vinaigre et du pain. Eh oui, comme au pays. Enfin, au pays d'où ils viennent car en Italie, ça ne se fait pas du tout!
Ils ont même tordu le nez, voyant qu'on ne leur apportait que de l'huile sans vinaigre balsamique. J'ai bien cru qu'ils allaient couper leurs spaghetti, les ignares!
Le bon comportement: observer les gens du cru et faire pareil: serviette attachée au tour du cou pour les fettucine al ragù, décortiquer l'artichaut et le manger avec les doigts
etc.
Vox populi...