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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 10:38

Rossi&Co, c'est mon italien préféré à Paris, ma cantine du samedi midi, mon refuge gastronomique.

Le restaurant compte une petite trentaine de couverts dans une salle d'un blanc immaculé, décorée par des toiles -en vente- d'artistes d'ici et d'ailleurs. La cuisine est ouverte sur la salle ; pendant que Stefano ou Fabio s'assurent que les convives ne manquent de rien, on peut observer Marco Rossi s'affairer, avec précision et gourmandise, à ses fourneaux.

Midi et soir, la carte est réduite, car Marco cuisine des produits frais et de saison, choisis chez les meilleurs fournisseurs de la capitale. Il n'empêche qu'ici la célèbre phrase d'André Gide "choisir, c'est renoncer" prend tout son sens. Millefeuille d'aubergines ou burrata ? Risotto ou Saint-Jacques ? Ah...

Voici la cuisine de Marco en image.

Quelques entrées...

ROSSI-CO_1.jpg

Burrata au pesto d'oseille, jaune d'oeuf déshydraté
Polenta, courgette, poivron, aubergine
Canette et radicchio
Mozzarella soufflée aux truffes

 

Et quelques plats.

ROSSI-CO_2.jpg

Agneau à la réglisse
Rigatoni au jus de betterave crapaudine
Risotto au jus de langoustine et combawa
Spaghetti verdi

 

Malheureusement, je n'ai pas de desserts à vous montrer (les enfants s'impatientent, le vin fait effet, je dérouille mon italien...). Sachez que moi qui n'aime pas la pannacotta, je me régale de celle de Marco, tanto à la mangue, au fruit de la passion, à l'hibiscus... Vous pourrez peut-être gouter le "bacio", le superbe baba au limoncello, les aubergines au chocolat...
Pour saliver, d'autres photos de plats sont visibles ici.


J'attends avec impatience (n'est-ce pas Marco!) le retour de la tagliata... Ces deux dernières semaines, C s'est régalé de poulpe, préparé comme à Naples, présenté en tronçon entier (très très rare). Et tous les samedis midis, après s'être défoulée aux bébés nageurs, Aliénor dévore son plat de pasta al pomodoro. Maintenant c'est même elle qui réclame "on va chez Marco ?".

 

Notez que Marco partage avec enthousiasme son goût des bonnes bouteilles italiennes, ce qui participe de mon amour pour cette adresse.

 

Le midi, menu E+P+D à 24€, menu gastronomique à 45€ midi et soir, 30-50 euros à la carte.

 

ROSSI&Co
10 rue Mandar
75002 Paris
Tél: 09 54 96 00 38 (il vaut mieux réserver)
Métro Sentier, Etienne Marcel, Les Halles...

Marco cuisine aussi à domicile.

Publié dans : Emotions gustatives
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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 10:28

Les cakes au citron, j'adore. Régulièrement j'en fait en suivant une bonne recette de Christophe Felder parue dans Elle à Table. Mais voilà, l'élève a dépassé le maitre, ah ah ah!

 

Ingrédients (quantités approximatives, si j'avais su que je réalisais le meilleur cake du monde j'aurais tout pesé au gramme près!) :

- 75g de beurre fondu

- 2 citrons bio

- 250g de farine

- 100g d'amandes complètes en poudre

- 3/4 sachet de levure chimique

- 4 œufs moyens

- 200g de sucre semoule

- 80g de crème liquide

- une pincèe de sel

J'ai précisé "bio" seulement pour les citrons, mais le reste était bio aussi.

 

Mode opératoire (là encore, c'est approximatif, mais ça s'est passé à peu près comme ça) :

Chauffer le four à 180°.

Faire fondre le beurre, tamiser la farine et la levure. Mélanger les oeufs et le sucre jusqu'à ce que ça devienne mousseux. 

Zester les deux citrons et prélever le jus d'un demi citron. (J'ai utilisé des citrons spécialement importés du Liban, ultra parfumés et gouteux).

Ajouter les zestes, la crème, le sel au mélange sucre+oeufs et mélanger.

Verser la farine, les amandes et le jus de citron.

Mélanger (j'ai tout fait dans mon robot Magimix, c'est impeccable) et verser dans un moule à cake (en silicone pour ma part).

Cuire 10 minutes à 180° puis 50 minutes à 150°. Il faut surveiller, selon le four, le moule, ça cuit plus ou moins vite. Le truc des 180° puis 150° je ne sais pas si ça fait une différence mais là on parle du meilleur cake du monde, et peut-être que ça plus le reste c'est le secret.

cake_citron.jpg

Régalez-vous!

 

(Si ça n'a pas donné le meilleur cake au citron du monde, il faut réessayer en modifiant légèrement les proportions. Si ça ne marche toujours pas c'est que je suis la meilleure au jeu du meilleur cake au citron du monde ah ah ah!)

Publié dans : Du frigo aux fourneaux
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Jeudi 7 février 2013 4 07 /02 /Fév /2013 14:45

Incroyable! Je réalise que mon blog a 7 ans aujourd'hui! 7 années de dur labeur, je n'ai jamais été aussi fidèle en travail...

7

7 ans, c'est un vrai record pour moi. En 7 ans, j'ai changé 2 3 fois de job, j'ai rencontré C, nous avons couru les restaurants de Paris et d'ailleurs, voyagé, eu deux enfants... J'ai pas mal changé en 7 ans...

7 ans, comme 007. J'adooooooooore!

Publié dans : 99% moi
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Mercredi 6 février 2013 3 06 /02 /Fév /2013 13:17

Cela fait quelques mois maintenant qu'Alexandre Bourdas a ouvert son restaurant parisien, Pascade. Alexandre Bourdas, c'est d'abord le chef du délicieux SaQuaNa à Honfleur. Evidemment, les amateurs de bonne chère et fans du chef, se sont précipités. Ca a plu, un peu, beaucoup, pas vraiment à la folie.

Il faut dire que si l'idée est séduisante, l'application est moins élémentaire. Il s'agit, rapellons-le, de décliner la pascade, sorte de crêpe soufflée aveyronnaise, en plats sucrés et salés. Bien sûr on retrouve en entrée la célèbre pascade qui sert de prélude à SaQuaNa, la bien nommée Originelle, à la ciboulette et huile de truffe noire.

pascade_originelle.jpg

Suivent les pascades plus élaborées. C'est là que l'idée trouve ses limites. Gourmands comme nous sommes, nous avons partagé 3 pascades : "chair de Cabillaud", "tranches de Jambon" et "feuilles de Chou".

La pascade au cabillaud fut de loin ma préférée, le cabillaud cuit à basse température était parfait, fin, nacré, incroyable. Celle au jambon est sympathique, on sent que les ingrédients sont de qualité, qu'il y a du travail derrière la simplicité de la recette (la sauce est juste, la salade croquante etc). La pascade au chou était pas mal, mais on ne distinguait pas vraiment les saveurs (bouillon pas assez présent). Il aurait fallu la prendre en premier, mais parfois les gourmands ne réfléchissent pas, c'est l'estomac qui dicte sa loi.

PASCADE_Bourdas_Paris.jpg

Bref, ce fut bon (très bon même pour ce qui est de mon cabillaud), mais je doute de l'utilité de la pascade. Celle-ci a fonction d'assiette finalement (ou de pain, ce qui il y a très très longtemps était la même chose), puisqu'elle est la même pour tous les plats et non adaptée à chaque préparation. Avec mon cabillaud, j'aurais adoré une pascade légèrement citronnée, elle aurait pu être aillée pour le jambon, pimentée avec le chou etc.

Avec les dessert ça passe un peu mieux, on pense à une tarte, c'est un peu plus sucré, pourquoi pas. Ci dessus la pascade "carré de chocolat".

Est-ce parce que le discours n'est pas très clair, que la pascade ne sera jamais une galette, que les souvenirs d'enfance resteront à jamais des souvenirs, que la salle n'était pas comble ce vendredi-là au diner?
Je ne suis pas sûre que le concept soit défendable (rentable) sur le long terme et comme j'adorerais retrouver à Paris la cuisine fine et juste d'Alexandre Bourdas, si on me sert plus de cabillaud et moins de pascade, je dis bravo.

 

PASCADE
14 rue Daunou
75002 Paris
Tel: 01 42 60 11 00

Publié dans : Emotions gustatives
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