Nous avons passé nos premières vacances en famille dans le Piémont, exactement à Bra, au Sud Est de Turin. Bra c'est la ville  Slowfood par excellence, là où se déroule le salon Cheese à l'automne, toutes les années impaires. Autour de Bra, voici quelques noms pour vous faire rêver: Alba bien sûr, la Morra, Pollenzo (où se trouve l'UNISG), Barolo, Narzole, Barbaresco, Neive... Des noms évocateurs et des panoramas, sur les Alpes et sur les Langhe, à couper le souffle.

 

Ah, le Barbaresco! Sans doute mon vin rouge italien préféré. J'ai pu rapporter deux bouteilles dans mes valises: un 2008 de Gaja (ça c'est du site web), trouvé in extremis, et un 2003 de la Spinetta, acheté à Eataly. J'attends sagement le 18 mai pour ouvrir ces précieux flacons.

 

Mais Bra et les environs c'est aussi la Salsiccia di Bra, une saucisse de viande de boeuf et de porc. Le Roero Arneis que j'adore. Les ravioli al Plin, de Defilippis par exemple. Les gressins, dont aujourd'hui mes enfants se régalent. C'est ainsi qu'ils ont vu eux aussi le four des  frères Cravero, chez qui il y a 12 ans j'avais fabriqué mes propres gressins.

 

Bra c'est la prima colazione au  Caffé Converso avec cioccolata con panna ou latte caldo pour ceux qui ne boivent pas de café, à accompagner des délicieux petits biscuits ou viennoiseries. A l'Osteria del Boccondivino, juste à côté des bureaux de Slowfood, on goûte les spécialités piémontaises préparées avec les meilleurs produits.

 

Plus loin, une expérience gastronomique nous attendait au Restaurant Christian à Cunéo. Accueil à la bonne franquette, poivrons marinés d'antologie, ravioli maison à en lécher la poêle (apportée à table) et la tagliata... Je n'ai pas osé en manger une autre après. La viande était d'une tendreté incroyable, et quel goût!

 

Après un déjeuner au Ristorante Consorzio, nous avons fait une longue promenade sous le soleil dans les rues du centre de Turin. Beaucoup sont désormais piétonnes, c'est super pour les enfants. Mon fils s'est régalé du toast al cioccolato du Bicerin. Depuis que je connais l'endroit, ce sont toujours les mêmes trois femmes qui tiennent la boutique.

 

Nostalgie quand tu nous tiens... Je resterai toujours attachée à cette région où j'ai vécu tant de bons moments, et où l'on mange et boit si bien!

Publié dans : Aventures italiennes
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

C'est aujourd'hui que le célèbre pâtissier Christophe Michalak a ouvert, rue du Faubourg Poissonière, son atelier de pâtisserie. Il l'a nommé très simplement Michalak Masterclass.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Michalak c'est le beau gosse (mais jeune marié) de la pâtisserie, fidèle au Plaza Athénée depuis 2000. Dans cette école du 10ème arrondissement de la capitale, il donnera des cours en alternance avec d'autres chefs, choisis par lui. Puisque c'est à côté de chez moi, et parce que je suis curieuse, je m'y suis arrêtée.

Surprise, on peut acheter des préparations toutes prêtes (crème brûlée, cookies...) et quelques petites douceurs. Des verrines, appellées Atomik, au citron/yuzu, café, fruits rouge et chocolat/noisettes tentent d'allécher la cliente. Allons pour la classique chocolat/noisettes/fleur de sel. On ne me promet pas de chocolat de Porcelana, de noisettes du Piémont ou de la fleur de sel de Guérande, mais Michalak dans une verrine en plastique (avec sa cuiller) à 6,50 euros, ça doit envoyer du lourd.

michalak_master_class-copie-1.JPG

Miam miam, n'est-ce pas ? Oui mais... Non, quelle déception. La mousse au chocolat quelconque, voire lourdingue, est surmontée d'un caramel à la fleur de sel, à son tour recouvert de noisettes et de riz soufflé aggloméré dans du chocolat. Où est le goût ? Où est la créativité ? Où est la technique??? A 6.50 euros, je m'attendais vraiment à autre chose.


Evidemment, après cette expérience frustrante, je ne vais pas me précipiter pour tester les "cours". Surtout à 120€ les 3h pour une "démonstration"....... (Dois-je ajouter que le site est un peu pourri puisqu'il annonce un cours avec the Master le 26/09 mais rien n'y renvoie. Aller, see you in a while.)

 

MICHALAK MASTERCLASS
60 rue du Faubourg Poissonnière
75010 Paris

Publié dans : Emotions gustatives
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Hier soir je suis allée en Birmanie. Enfin presque. J'ai découvert la gastronomie birmane à la Bauhinia, l'un des restaurants du palace Shangri-la (avec l'excellentissime Shang Palace que je recommande vivement et l'Abeille, bis-étoilé que je ne connais pas encore). C'était d'ailleurs mon premier diner sous la coupole majestueuse de la Bauhinia, qui se prête donc aussi bien aux rayons du soleil qu'aux lueurs des bougies.

 

En juin, c'est avec la cuisine indienne que je m'étais régalée. Hier soir, pour faire honneur aux chefs Aung Kyaw Zaw et Myint Kyaw venus spécialement de l'hôtel Traders à Rangoun, C et moi avons goûté plusieurs plats du menu birman.

bauhinia_shangri_la_birmanie_entrees.jpg

A gauche une entrée surprenante, composée de purée d'aubergines fumées au gout très doux, presque sucré, accompagnée d'oignons frits et d'oeuf dur.

A droite les gambas au kaffir offrent des saveurs vraiment typiques de l'Asie du Sud (kaffir, coriandre, piment..), j'ai adoré.

bauhinia_shangri_la_birmanie_plats.jpg

A gauche le magret de canard mariné avec gingembre et piment, la cuisson en feuille de bananier permet de conserver tout le moelleux de la viande. A droite les gambas au gingembre, là encore les parfums d'Asie nous font voyager. Les plats sont servis avec un riz blanc.

bauhinia_shangri_la_birmanie_desserts.jpg

En dessert, le menu birman propose des beignets de banane. Evidemment, ils n'ont rien à voir avec les infâmes pompes à graisses recouvertes de sucre qu'on vous balance encore brûlantes dans les restaurants asiatiques bas de gamme. Ici la banane garde toute sa saveur. Les beignets sont accompagnés d'une délicate sauce coco, un dessert à elle seule.

Côté français ça sera un millefeuille vanille, accompagné d'une crème glacée très riche en vanille, un délice pour moi qui normalement n'aime pas ça.

 

Fin du voyage et retour à Paris sans passer par la case Roissy (ouf!). Merci Claudia et Mélanie pour ce merveilleux diner, loin des tracas de la rentrée scolaire......

 

La semaine birmane se prolonge jusqu'au 22 septembre, courrez-y!

Service à la fois souriant et ultra pro, ce qui devient malheureusement trop rare.

Menus à 58€ et 68€ E+P+D.

 

HOTEL SHANGRI LA, et ses restaurants l'ABEILLE, le SHANG PALACE et la BAUHINIA
10 avenue d'Iéna
75116 Paris
Tel: 01 53 67 19 98

Publié dans : Emotions gustatives
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

C'est la rentrée, et quand certains prennent le chemin de l'école, d'autres s'en vont vers les nouveaux restos. Bioburger par exemple, inaugurait aujourd'hui, sa deuxième adresse à Paris, rue de la Victoire.

Le premier établissement est situé passage Choiseul, j'y suis régulièrement passée, jamais au bon moment et je n'avais donc jamais testé. Grâce à Alain, j'avais enfin l'occasion de voir de quoi il retournait, en essuyant les plâtres de la deuxième adresse. Vu de loin d'ailleurs j'ai failli regretter de ne pas avoir pris mon bleu de travail : la devanture est encore en chantier. "La déco n'est pas terminée", me confirme-t-on à l'accueil. Qu'à cela ne tienne, je ne suis pas venue manger de la colle à tapisserie. Bioburger est "le premier fast-food de burger bio", voilà la raison de ma présence. 100% bio. Et bon? Voyons-voir.

On me propose de m'asseoir où je veux, quelqu'un prendra ma commande. Ok, après un coup d'oeil à la salle, je jette mon dévolu sur une table et attend. C'est bruyant, le service est à la bonne franquette, c'est à dire un peu à la ramasse. Plus tard il faudra commander au comptoir, ça sera sans doute plus efficace.

Le menu est moyennement lisible (la carte est sur le site, les gens sérieux peuvent potasser à l'avance), mais une jeune femme arrive à la rescousse. Un "MB burger", une grande frite, un fondant au chocolat et une Bionade (oui, j'ai faim). Je suis servie rapidement (mais après le vieux monsieur qui a commandé après moi, grrrr). La grande frite est géante, trop pour moi, je culpabilise d'avance de commettre un gaspillage dans un endroit bio, ecolo etc. Le burger semble pas mal, le fondant aussi.

bioburger.jpg

Et le goût? Les frites sont bonnes, sans plus (j'adore celles de Blend, je n'ai toujours pas trouvé mieux) mais c'est déjà bien (celles de Grillé sont passables). Il y en a beaucoup de toutes petites, pas très faciles à attraper.

Le bun, bio bien sûr, est pas mal du tout mais trop gros. (A moins que mon estomac n'ait rétréci au Liban? ah ah ah!)

Je regrette que l'on ne m'ait pas demandé la cuisson du steak car c'était trop cuit et donc trop sec à mon goût. On me confirme pourtant que chacun pourra choisir sa cuisson lors de la commande.

Le confit d'oignon n'était pas assez confit, j'aurais préféré soit des rondelles d'oignon frais pour un goût fort, soit un vrai confit d'oignon, sucré et caramélisé pour apporter de la douceur. Bonne tranche de bacon et bon fromage. Tout est bio, j'insiste.

Le fondant est d'aspect très sympathique et me laisse dubitative. 100% bio? Fait maison par un patissier? Eh bien oui, c'est 100% vrai, j'ai même parlé avec ledit patissier. Résultat : 100% bon.

Une bonne rasade de Bionade pour faire passer tout ça, et la promenade digestive fera le reste.

 

BIOBURGER
Passage Choiseul ou 10 rue de la Victoire
75002 Paris

Publié dans : Emotions gustatives
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

S'abonner

  • Flux RSS des articles

Envie de...

C'est si beau!

  • risotto-copie-3.JPG
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés