Mardi 10 novembre 2009
Grâce à A, du site lesrestos.com, et au ChrisoScope, j'ai eu la chance d'être invitée à un déjeuner de bloggeurs chez Hélène Darroze. Hélène Darroze appartient à une dynastie gastronomique: un arrière-grand-père pâtissier, une arrière-grand-mère cuisinière, un père restaurateur et producteur d'Armagnac, un oncle lui aussi gastronome éclairé etc. Autant dire que ses papilles sont aiguisées. Par ailleurs, ça faisait des lunes que j'avais envie d'y aller -je possède même son livre, "on ne me volera pas ce que j'ai dansé"-, c'est donc toute excitée que je me suis glissée dans le groupe des invités.

En guise d'introduction, un tour en cuisine, de taille relativement modeste sachant que le restaurant peut accueillir 90 convives. Hélène Darroze y a logé son bureau, une sorte de bulle de verre avec vue sur le passe. Elle nous a salué et expliqué sa cuisine, ses racines, très importantes pour elle. J'ai eu l'impression d'une femme déterminée et douce à la fois, qui ne joue pas la star. Après cette appétissante introduction, nous avons joyeusement rejoint notre table. Nous étions 8 chanceux : Mercotte, Chef Damien, Papilles et Pupilles, Auntie Jo, Boudoir Gourmand, ma P'tite Cuisine, Dorian et moi. C'est la sympathique Stéphanie, l'attachée de presse à l'origine de cet événement, qui a présidé notre tablée.

Le repas a débuté par une suite de tapas : du noir de Bigorre (tranché avec une honorable machine de 1930!), une royale de topinambour, émulsion et chips de châtaigne, un carpaccio de bar et caviar d'Aquitaine, accompagnés d'un Mâcon Rochevineuse Merlin 2006.

Nous continuons sur des ormeaux dans une crème de poireaux, que j'ai trouvés un peu quelconques, puis une délicieuse et fondante poularde des landes, légumes Thiébault et sauce Albufera (=au foie gras) que j'ai intégralement saucée.

La suite est encore meilleure et constitue pour moi la meilleure assiette de ce repas : de belles St Jacques recouvertes d'une croute de noisettes et romarin, une touche de cresson et deux gnocchi, le tout dans une émulsion de noisette. Un délice de saison, hummmm...

Oserais-je me lancer dans cette recette? Côté vin c'était un très bon Montus 2007 (cépage Petit Courbu). L'arrivée de Nontron sur la table annonçait la viande: un quasi de veau, tombée d'épinards et mouron des oiseaux (une délicieuse mauvaise herbe!). Cuisson parfaite, je me suis régalée.

Gourmande comme je suis, j'ai évidemment succombé au plateau de fromages -du Sud Ouest-, mes préférés : le Précilhon (?) et la Trappe d'Echourgnac, mais toute la sélection était excellente.

Au dessert, une verrine pannacotta à la cannelle, sorbet au coing et gelée de pomme verte vient rincer le fromage et rafraichir le palais. Puis un biscuit au chocolat de Madagascar, crème au citron et noisette du Piémont accompagne ma plongée dans une légère torpeur. Un bon café et un superbe macaron marron-cassis me réveillent doucement.

En quelques mots : d'excellents produits, de saison, accommodés avec finesse. Un usage intelligent des fleurs et autres aromates qui sont présents mais ne saturent pas le palais. Un menu gourmand et relativement léger.

Le même déjeuner, vu par :
Hélène Darroze
4 rue d'Assas
75006 Paris
Tél. : 01 40 51 99 87
Site Web.
 
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Vendredi 23 octobre 2009
Expo Soulages hier soir donc, comme vous avez pu le lire ici. Ca se passe au Centre Pompidou, c'est noctune le jeudi soir jusqu'à 23h et ça coute 12€ (rien pour les chômeurs).



J'ai découvert ses premières années et le brou de noix avant de plonger dans son univers de lumière noire. Les toiles de Soulages provoquent l'étonnement sur leur technique et leur sens. J'aime beaucoup pour ces deux raisons, parce qu'on peut les voir des près, observer les bulles d'acrylique, les traces de pinceau ou d'objet et bien sûr les reflets. (Et la poussière aussi.)



On longe, on s'avance, on recule, sans quitter des yeux ce noir qui passe du mat au brillant, du profond au scintillant. Ces toiles sont une approche de l'infini : chacune est unique puisqu'elle dépend du regard, ce qui en fait autant de possibilités que de regards. L'oeuvre existe donc selon le temps et l'espace présents. Intéressant, non?

Je trouve qu'il se dégage aussi une forme de sensualité de ces toiles noires, on a envie de les caresser, de suivre leur contour de la main. Effets de la matière, de la couleur et de la forme.

Pour finir un tour chez les Surréalistes, drôles et dérangeants à souhait.
      

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Jeudi 22 octobre 2009
Ce qui est bien avec Jean Sarkozy, c'est qu'il me met dans un état d'énervement tel qu'après avoir vu sa trombine de fils à papa hier à la télé j'étais suffisamment remontée pour courir un marathon. Quoi de plus agaçant qu'un petit arrogant qui se prend pour un sage?

Son discours préfabriqué semblait un copié-collé des expressions de son père. Toutes les ficelles de la communication qui suscite l'empathie dans les chaumières étaient là pour sauver son honneur. Oh Jean, si j'étais idiote je t'aurais presque cru: "mon engagement", "mon combat politique", "j'ai beaucoup écouté, j'ai beaucoup réfléchi",... J'aurais presque versé une larme: « Si la question que vous me posez, c'est “est-ce que vous en avez parlé au Président ? ”, non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père ? Oui. ».

Malheureusement je ne suis pas stupide, cette interview sentait la langue de bois communication de crise à 300km. Pas besoin d'avoir le Bac pour imaginer l'armée de professionnels derrière les mots, la paire de lunette et le costume sur-mesure. Jean, depuis le début tu es à côté de la plaque, n'écoute pas les vieux c*ns de l'UMP et les rapaces de la communication. Etudie un peu et apprends à répondre vraiment aux questions.

Franchement si tu es assez intelligent pour te démarquer des magouilles qui caractérisent la politique de notre pays depuis trop longtemps, même moi je suis prête à voter pour toi. 

Une fois surmontée mon envie de jeter ma télé par la fenêtre (et aussi parce que ce n'est pas ma télé), j'ai pédalé à toute vitesse jusqu'au Centre George Pompidou pour voir l'expo Soulages. (Ah ah ah, ça tombe à pic).
  
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Samedi 17 octobre 2009


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